printemps-arrive-troubles-alimentaires
| | |

L’ARRIVÉE DU PRINTEMPS

Le printemps qui arrive, cela n’a pas la même signification pour tout le monde.

J’adore le printemps! Ce temps de l’année où tout semble renaitre, la nature, le goût du changement et le sourire des gens. Pourtant, année après année, depuis près de 20 ans, une chose n’a pas changé. C’est le temps de l’année où mon équipe et moi recevons le plus de demandes d’aide. La détresse de tous celles et ceux qui n’aiment pas leur corps. Pas juste une petite insatisfaction ou un caprice, non je parle vraiment de ces personnes qui détestent leur corps. Elles pensent même à mettre fin à cette vie qui n’a plus aucun sens. Ces personnes pour qui le printemps résonne avec l’horreur de réaliser qu’elles doivent maigrir. L’obsession de la minceur prend alors toute la place. Celles et ceux qui luttent depuis tant d’années sans résultat. L’arrivée des chandails sans manches, des maillots de bain, des robes et des culottes courtes donne l’envie chez ces personnes à pleurer à chaudes larmes…

Comment faire comprendre à ces gens dans notre société que le poids, l’apparence physique et la minceur, ce n’est pas ça le plus important?

Par où commencer?
Par comprendre… ce qui veut aussi dire «écouter».

Vos conseils tirés du dernier livre de… gardez-les pour vous et vos suggestions de recettes aussi. Ces personnes n’en ont pas besoin. Cette détresse, malgré des apparences banales prend ses origines dans des enjeux beaucoup plus complexes:

  • Renouer avec un passé marqué par des blessures laissées par des moqueries et de l’intimidation. Survivre à l’indifférence et à l’impression qu’elles ont eues d’être trop ou pas assez.
  • Prendre conscience du manque d’attention et de reconnaissance qu’elles ont eues. L’impression de devoir être parfait(e) pour être «correcte» aux yeux des autres et de «la personne significative» à leurs yeux.
  • Le constat de l’absence de l’essentiel durant l’enfance lorsqu’elles avaient tout et encore plus pour être heureuses. L’incapacité maintenant à se laisser aimer, à se sentir aimé et surtout à s’aimer.
  • L’incapacité à accepter son passé parsemé d’imperfections, d’erreurs et de déceptions. La richesse, le succès et le prestige n’y changeront rien.
  • Parfois, cela sera aussi de survivre au décès ou au départ de son grand Amour. Se donner le droit de revivre après le suicide de l’être aimé, malgré un abus, une dépendance ou de la violence vécue en bas âge.

Aider ces personnes à comprendre et à réaliser toute la signification de leur détresse qui se traduit à travers les insatisfactions qu’elles vivent, cela requiert du temps, de l’écoute et de comprendre avec son cœur.

Ces personnes arriveront à retrouver leur joie de vivre en acceptant l’aide requise et en y mettant le temps nécessaire. Je le sais, je les accompagne depuis 20 ans jusqu’à ce qu’elles arrivent à être en mesure d’apprécier, à leur tour, le printemps qui revient !

Bon printemps à tous !

Nathalie St-Amour

Publications similaires