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TCA – AUTRES TROUBLES ALIMENTAIRES

Les troubles alimentaires font partie des troubles de santé mentale. Ils sont nombreux et certains sont parfois méconnus. Des renseignements sont donnés ci-dessous afin de mieux comprendre ce qu’est un trouble alimentaire, les différents types de troubles existants et comment obtenir de l’aide pour les personnes aux prises avec ces problématiques. 

QU’EST-CE QU’UN TROUBLE ALIMENTAIRE ?

Un trouble alimentaire est une pathologie qui comporte une perturbation des comportements alimentaires ou en lien avec les aliments. Cette perturbation comportementale affecte la consommation d’aliment à la hausse ou la baisse, et/ou la capacité d’absorber des nutriments, menant à des conséquences sur le plan de la santé physique et mentale.

Les nouveaux comportements alimentaires ont habituellement des impacts sur les activités de la vie quotidienne et la personne présentera souvent des préoccupations ou des obsessions envers la nourriture.

De nombreux troubles des comportements alimentaires existent. Les plus connus comprennent l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie et les troubles du comportement alimentaire non spécifiés. D’autres, moins connu, sont également possibles, tel que la bigorexie, le Pica, le trouble de l’alimentation sélective ou évitante, le trouble de rumination, l’alcoolorexie et le syndrome d’alimentation nocturne.

LES TROUBLES ALIMENTAIRES LES PLUS COMMUNS

ANOREXIE NERVEUSE

L’anorexie mentale, ou anorexie nerveuse, est un trouble des comportements alimentaires présentant principalement trois critères importants. D’abord, la personne s’impose des restrictions alimentaires importantes ne permettant pas de combler ses besoins nutritionnels de base.

Ces restrictions mènent l’individu à avoir un poids inférieur au minimum normal pour la taille chez l’adulte (c’est-à-dire un IMC inférieur à 18,5) ou un IMC pour l’âge inférieur à ce qui est attendu de la courbe de croissance chez les enfants. Ensuite, la personne souffrant d’anorexie présente une peur intense de gagner du poids malgré son poids inférieur à la normale. Enfin, la personne expérimente une distorsion cognitive face à son image corporelle, se trouvant grosse en dépit de son faible poids. 

Les restrictions alimentaires intenses observées lors de cette maladie engendrent de nombreuses conséquences importantes au niveau de la santé mentale et physique. La malnutrition chez ces personnes les met à risque de plusieurs conséquences pour leur santé, le plus inquiétant étant l’arrêt cardiaque. Il importe alors de traiter rapidement l’anorexie mentale afin d’éviter les conséquences associées. 

BOULIMIE

La boulimie mentale, ou boulimie nerveuse, est caractérisée principalement par la présence récurrente de compulsions alimentaires et de comportements compensatoires dans le but de contrôler le poids. La personne aura également une estime d’elle-même grandement influencée par son poids et son image corporelle.

Les épisodes de compulsions, ou de rages alimentaires, sont l’ingestion d’une grande quantité d’aliments sur une période limitée, au-delà de ce qu’une personne pourrait normalement manger sur cette même période. La rage alimentaire s’accompagne d’un sentiment de perte de contrôle.

Les comportements compensatoires quant à eux sont des comportements inappropriés pour contrôler le poids ou compenser les aliments ingérés durant les compulsions. Il peut s’agir de jeûnes, de vomissements, de prises de laxatifs, de diurétiques ou de médicaments, ou de pratiquer de l’exercice physique excessivement. Les méthodes compensatoires et les compulsions ont lieu au moins une fois par semaine depuis minimum trois mois.

Les personnes ayant une boulimie ont habituellement un poids souvent fluctuant, mais dans les valeurs normales ou légèrement au-dessus de la normale. Toutefois, cette maladie a de grands impacts psychologiques, entre autres au niveau de l’estime de soi, et est souvent accompagné de beaucoup d’anxiété. La santé physique est aussi affectée, principalement par le type de méthode compensatoire et sa fréquence d’utilisation.

Par exemple, les vomissements provoqués peuvent engendrer l’érosion des dents et un déséquilibre électrolytique important menant à des problématiques cardiaques.

HYPERPHAGIE BOULIMIQUE – L’ACCÈS HYPERPHAGIQUE

L’hyperphagie boulimique, aussi appelée l’accès hyperphagique, se définit par la présence de compulsions alimentaires sans la présence de méthodes compensatoires inappropriées. La personne présente alors une sensation de perte de contrôle lors des compulsions alimentaires, l’amenant à consommer de grandes quantités d’aliments sur une courte période de temps, sans nécessairement ressentir la faim.

La personne cesse souvent de manger lorsqu’elle se sent inconfortablement pleine et peut vivre des sentiments de dégoût, de culpabilité ou de déprime après ces rages alimentaires. Il arrive régulièrement que la personne tend à manger seule ou à se cacher pour manger en raison de la gêne quant à ses comportements alimentaires. L’hyperphagie boulimique engendre un fort sentiment de détresse chez les personnes qui en souffrent.

Étant donné la récurrence de la consommation d’aliments en excès, les personnes souffrant d’hyperphagie voient souvent leur poids augmenter. Ce trouble peut engendrer une hausse du risque des maladies métaboliques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète et la résistance à l’insuline. Il peut également en résulter des troubles gastro-intestinaux ou du sommeil ainsi que des conséquences au niveau de la santé mentale en augmentant les risque d’anxiété et de troubles dépressifs.

TROUBLES ALIMENTAIRES NON SPÉCIFIÉS

Cette catégorie de trouble alimentaire réfère à des troubles de l’alimentation qui causent beaucoup de détresse ou des difficultés sociales et personnelles importantes, sans toutefois rencontrer l’ensemble des critères spécifiques de l’un des troubles alimentaires.

Les troubles alimentaires non spécifiques peuvent, par exemple, faire référence à une anorexie atypique, où la personne présente tous les critères de l’anorexie mentale, à l’exception d’une perte de poids significative.

Les périodes de boulimie ou d’hyperphagie ayant une faible fréquence, ou d’une durée limitée, indiquent la présence possible d’un trouble alimentaire. Mais, avec une fréquence de compulsions ou de méthodes compensatoires de moins d’une fois par semaine, ou si le trouble est présent depuis moins de trois mois, ils entrent dans la catégorie de troubles alimentaires non spécifiques.

Le trouble purgatif est la présence de méthodes de purge, tel que des vomissements ou une prise inappropriée de laxatifs, diurétiques ou de médicaments, en l’absence de compulsions alimentaires.

Enfin, le syndrome d’alimentation nocturne fait également partie des troubles alimentaires non spécifiques et sera détaillé ci-bas dans la suite de l’article (American Psychiatric Association, 2022).

L’ensemble des critères des troubles alimentaires tels que l’anorexie, la boulimie ou l’accès hyperphagique n’est donc pas rencontré chez les troubles alimentaires non spécifiques. Ceci n’en diminue pas la détresse vécue et les conséquences possibles de ces troubles non spécifiques, qui méritent l’attention de professionnels de la santé afin que la personne reçoive le traitement approprié.

LES TROUBLES DE L’ALIMENTATION MOINS CONNUS

BIGOREXIE

La bigorexie est associée aux troubles du comportement alimentaire et se présente par la pratique compulsive d’activité physique. Ce trouble est plus fréquemment présent chez les hommes que les femmes, et est souvent présent dans le monde du culturisme.

La personne souffrant de bigorexie peut avoir une distorsion cognitive de son image corporelle. À l’inverse de l’anorexie, la personne est insatisfaite de son image corporelle, ne se trouvant jamais assez musclé malgré une masse musculaire élevée.

L’individu s’entraine continuellement à l’excès, même lorsque malade, fatigué ou blessé, et présente fréquemment une humeur déprimée les jours où aucune activité physique n’est pratiquée. Cette pratique effrénée de sport peut mener la personne à se blesser physiquement, mais également peut avoir des répercussions sur ses relations interpersonnelles. Les obsessions pour le sport prennent alors énormément de place dans les pensées et les activités de l’individu.

PICA

Le pica est un trouble de l’alimentation caractérisé par la consommation récurrente de substances non mangeables depuis au moins un mois. Par exemple, la personne peut manger du papier, des crayons, du savon, des cheveux, de la corde, de la craie, de la peinture, du métal, etc. Ces éléments sont non seulement non nutritifs, mais ne représentent pas de la nourriture.

La consommation de ces substances est également inappropriée pour le niveau de développement de l’individu. Par exemple, les enfants de moins de deux (2) ans ne peuvent pas être diagnostiqués souffrant de pica puisqu’il est normal à ce stade de développement de mettre des objets dans leur bouche, ce qui peut résulter en leur ingestion. Le comportement alimentaire ne doit pas non plus faire partie d’une pratique culturelle ou d’une norme sociale courante.

Les personnes souffrant du pica peuvent avoir des déficits en certaines vitamines et certains minéraux, tel que le fer et le zinc, toutefois les conséquences principales sont plutôt au niveau gastro-intestinal. L’ingestion de choses impropres à la consommation et ne pouvant pas être digérées par le système digestif peut engendrer des obstructions intestinales.

Cela peut causer la formation de bézoard, une perforation intestinale, des infections suite à l’ingestion de détritus ou de selles, ou même un empoisonnement, par exemple, à la suite de l’ingestion de peinture (American Psychiatric Association, 2022).

Le Pica est majoritairement développé à l’enfance. Il serait diagnostiqué chez près de 5 % des enfants d’âge scolaire. Cette maladie peut également être développée pendant la grossesse. Elle affecterait environ 1/3 des femmes enceintes (American Psychiatric Association, 2022).

TROUBLE D’ALIMENTATION SÉLECTIVE ET/OU D’ÉVITEMENT (TCARÉ)

Ce trouble de l’alimentation présente des restrictions alimentaires ou le refus de manger certains aliments entrainants des apports en quantité inférieure à la normale. Toutefois, la perception de l’image corporelle n’est pas altérée et celle-ci n’occasionne pas de préoccupations.

Les personnes souffrant d’un trouble d’alimentation sélective ou d’évitement observent souvent une perte de poids importante ou un retard de croissance chez les enfants et adolescents relié aux comportements restrictifs. En effet, de nombreux aliments peuvent être exclus de leur alimentation selon certaines couleurs, textures ou odeurs particulières.

Contrairement à l’exclusion de quelques aliments basés sur les goûts et préférences, les personnes vivant avec ce trouble alimentaire excluent une grande quantité d’aliments. Leur appétit est souvent réduit, résultant en des apports énergétiques inférieurs à leurs besoins (Attia et Walsh, 2022A). Les restrictions alimentaires et le régime particulier de ces individus peuvent entraver la capacité de la personne à participer à certaines activités sociales telles que le partage d’un repas.

Chez certaines personnes, l’exclusion d’aliments peut provenir d’une mauvaise expérience ou la crainte de vivre une mauvaise expérience, tel qu’un étouffement ou des vomissements à répétition.

ORTHOREXIE

La personne qui souffre de ce trouble vit avec l’obsession de manger sainement. Les personnes atteintes vont énormément se concentrer sur la qualité de ce qu’ils mangent. Ils vont calculer les nutriments dans leurs aliments pour s’assurer qu’ils respectent les teneurs nutritionnelles recommandées au quotidien (ex. : oméga-3, fer, sel, antioxydants, etc.).

Ils vont se priver de plusieurs aliments jugés comme « malsains ». Parfois, ils vont opter pour des régimes alimentaires plus complexes comme le végétalisme, le crudivorisme, etc. L’obsession de manger sainement prend alors beaucoup de place dans les pensées de la personne, mais également dans les comportements de celle-ci. 

TROUBLE DE RUMINATION

Les personnes souffrant d’un trouble de rumination présenteront des régurgitations d’aliments fréquentes depuis au moins 1 mois. Ces régurgitations ne sont pas associées à un trouble gastro-intestinal ou une condition médicale, par exemple, la présence de reflux gastro-œsophagien, ou encore à un autre trouble alimentaire.

La nourriture partiellement digérée est ramenée dans la bouche et peut être remâchée, ravalée ou recrachée. La personne faisant la rumination ne donne pas de signes de nausées, de vomissements involontaires ou de dégoût.

Lorsque les régurgitations sont souvent recrachées, cela peut mener à une malnutrition malgré l’ingestion d’une quantité adéquate ou augmentée de nourriture. La personne peut alors présenter une perte de poids ou un retard de croissance.

Typiquement, au moment de la rumination, l’individu aura tendance à arquer le dos, pencher la tête vers l’arrière et faire des mouvements de succion avec la langue. Ces personnes tendent à éviter les activités sociales aux repas étant donné la faible acceptabilité sociale de ce comportement.

Bien que le trouble de rumination atteigne des personnes de tout âge, développer cette maladie se fait majoritairement vers l’âge de 3 à 12 mois. Celle-ci se présenterait chez 1 % à 2 % des enfants d’âge scolaire. Fréquemment, ce trouble se rétablit de lui-même chez les enfants. Toutefois, il importe de rester vigilent puisque les enfants sont à risque de développer une malnutrition sévère si le trouble perdure (American Psychiatric Association, 2022).

ALCOOLOREXIE

L’alcoolorexie n’est actuellement pas officiellement classé parmi les troubles du comportement alimentaire, donc des critères diagnostiques cliniques ne sont pas clairement établis. Toutefois, ce terme réfère à des comportements de restrictions, tel que sauter des repas, dans le but de pouvoir consommer plus de calories sous forme d’alcool.

Les restrictions alimentaires sont alors effectuées soit dans le but de contrôler l’apparence physique ou le poids, soit pour ressentir davantage les effets de l’alcool. La consommation d’alcool sans avoir recouru à des restrictions caloriques sera alors une source de culpabilité et mènera souvent à des restrictions suivant la consommation d’alcool. Ces personnes vivent souvent une insatisfaction corporelle, une faible estime de soi et une recherche des sensations fortes (Griffin et Vogt, 2021).

SYNDROME DE L’ALIMENTATION NOCTURNE

Le trouble de l’alimentation nocturne fait référence à des épisodes d’alimentation durant la nuit après s’être réveillé ou encore une consommation excessive d’aliments après le repas du souper. La personne est alors consciente de manger pendant l’acte et se le rappelle également le lendemain matin.

Ce trouble d’alimentation n’est pas causé par un changement dans le cycle du sommeil. Par exemple, une personne qui mangerait la nuit étant donné un travail qui nécessite un horaire d’éveil de nuit. Elle n’est pas non plus causée par la présence de toxicomanie ou d’un autre trouble des comportements alimentaires tel que l’hyperphagie.

Le syndrome d’alimentation nocturne a pour conséquence une détresse significative ou des difficultés dans le fonctionnement quotidien normal de la personne qui en souffre (American Psychiatric Association, 2022).

QUI EST TOUCHÉ PAR LES TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES ?

Les troubles alimentaires peuvent toucher de nombreuses personnes, hommes ou femmes, et à tout âge. L’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie sont majoritairement observés chez les femmes.

  • L’anorexie touche jusqu’à 4 % des femmes au cours de leur vie et jusqu’à 0,3 % des hommes (Van Eeden et coll., 2021).
  • La boulimie présente une répartition légèrement différente, atteignant jusqu’à 3 % des femmes, mais un peu plus de 1% des hommes (Van Eeden et coll., 2021).
  • Parmi les cas d’anorexie et de boulimie, les hommes représenteraient environ de 10 % à 25 % des personnes atteintes de ces maladies (Jobin, 2016).
  • Au niveau de l’hyperphagie, les hommes y seraient plus représentés comparativement aux autres troubles alimentaires, correspondant à 40 % des personnes atteintes de ce trouble (Jobin, 2016).
  • Dans la population, l’hyperphagie affecterait 3,5 % des femmes et environ 2 % des hommes (Attia et Walsh, 2022B).
  • L’apparition de l’anorexie serait plus élevée chez les personnes de moins de 15 ans, alors que la boulimie se développerait habituellement plus tard. Les troubles alimentaires sont ainsi présents chez les enfants et les jeunes adultes, affectant de 1 % à 2 % de ceux-ci (Association canadienne pour la santé mentale, s.d.).

SOUFFREZ-VOUS D’UN TROUBLE DE L’ALIMENTATION ?
FAITES UN TEST

Le questionnaire de dépistage Eating disorder screen for primary care (ESP) est un outil précieux pour déterminer si vous êtes à risque d’avoir un trouble alimentaire (Cotton et coll., 2003). Un test ESP positif indiquerait alors la nécessité d’une évaluation complète par un professionnel de la santé pour diagnostiquer s’il y a présence d’un trouble alimentaire afin de le traiter adéquatement et rapidement.

Faites le test en répondant aux questions suivantes du test ESP:

  • Êtes-vous satisfaits de vos habitudes alimentaires ? 
  • Vous arrive-t-il de manger en cachette ?
  • Votre poids affecte-t-il la façon dont vous vous sentez envers vous-mêmes ?
  • Un membre de votre famille a-t-il déjà souffert d’un trouble alimentaire ?
  • Souffrez-vous ou avez-vous déjà souffert d’un trouble alimentaire par le passé ?

Un « non » à la première question et un « oui » aux questions suivantes correspondent à un point chacun. L’obtention d’un résultat de 2 points ou plus indique que vous êtes à risque d’avoir un trouble alimentaire. 

RÉGIME OU TROUBLE ALIMENTAIRE ?

Un trouble alimentaire peut être déclenché ou camouflé par l’adhésion à un régime. Parfois, une perte de poids volontaire suite à un régime mène à une obsession de vouloir perdre encore plus de poids. La personne n’est alors jamais pleinement satisfaite de son poids et son image corporelle.

Les régimes comprennent habituellement des restrictions caloriques ou des règles alimentaires. Ils peuvent débalancer les signaux de faim, fausser notre conception concernant les aliments, altéré notre relation avec la nourriture, mener à de la culpabilité lors des dérogations au régime et à des obsessions pour certains aliments catégorisés comme interdits. Lorsque le poids devient l’objectif principal, au-delà de la recherche du bien-être et de la santé, les comportements alimentaires peuvent être perturbés et tendre vers le trouble alimentaire. 

Plutôt qu’un régime composé de règles, d’aliments interdits et de restrictions caloriques, il serait plus avantageux d’opter pour une alimentation équilibrée qui vise la santé de l’individu sans règle stricte dans l’alimentation. Une alimentation équilibrée favorise un poids naturel avec des comportements sains, sans préoccupation excessive pour la nourriture et le poids. Elle aide également à prévenir et à guérir d’un trouble alimentaire. 

TRAITEMENT ET SOUTIEN

Les troubles alimentaires sont complexes. Ils ont souvent une composante émotionnelle et psychologique induisant le trouble ainsi qu’une composante physiologique ou nutritionnelle qui induit ou fait perdurer la problématique. Ainsi, un suivi psychologique et un suivi nutritionnel aident le rétablissement complet et adéquat du trouble de l’alimentation. Le traitement permettra de mieux comprendre quelles sont les causes du trouble alimentaire, les impacts de celui-ci sur votre vie et les éléments qui vous aideront à sortir de cette maladie et d’en guérir. 

Demander de l’aide, et chercher un soutien professionnel adéquat est un premier pas vers la guérison. Le professionnel est là pour accompagner la personne dans sa démarche de soin et pour le conseiller de façon individualisée. Plus rapidement une personne va chercher de l’aide, moins la maladie est habituellement ancrée et plus rapide est la guérison.

TROUVER DE L’AIDE

Si vous pensez souffrir d’un trouble alimentaire ou que vos habitudes alimentaires vous créent un sentiment de détresse ou de culpabilité, prenez rendez-vous sans tarder. Une première rencontre avec un membre de notre équipe vous donnera la chance d’exprimer ce que vous vivez et nous pourrons vous diriger vers les intervenantes adéquates pour vous soutenir dans votre situation en particulier. Les intervenantes dévouées de notre clinique sauront vous accueillir, vous accompagner et vous guider tout au long de votre guérison. 

Si vous croyez que votre enfant ou un de vos proches est aux prises avec un trouble alimentaire, encouragez cette personne à aller chercher de l’aide auprès de professionnelles de la santé.

Beaucoup de patience est souvent nécessaire pour les proches d’une personne atteinte d’un trouble alimentaire puisque ce trouble est complexe et la guérison peut prendre un certain temps.

Le trouble alimentaire peut également affecter les relations familiales et amicales, pouvant augmenter certaines tensions. Il peut être normal de se sentir parfois dépassé comme parents et ne plus savoir comment soutenir son enfant. Des rencontres d’accompagnement pour les parents sont par ailleurs possibles pour vous conseiller à travers la situation difficile du trouble alimentaire de votre enfant.

DEMANDE DE L’AIDE À LA CLINIQUE ST-AMOUR

RÉFÉRENCES

American Psychiatric Association. (2022). Diagnostic and statistical manual of mental disorders : dsm-5-tr (Fifth edition, text revision) – Feading and eating disorder. American Psychiatric Association Publishing. https://dsm.psychiatryonline.org/doi/book/10.1176/appi.books.9780890425787

Association canadienne pour la santé mentale. (s.d.). Comprendre les troubles alimentaires et trouver de l’aide.  https://ontario.cmha.ca/fr/documents/comprendre-les-troubles-alimentaires-et-trouver-de-laide/. Consulté le 15 décembre 2022. 

Attia, E et Walsh, B.T. (2022A). Trouble d’évitement/de restriction de la consommation alimentaire. https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-mentaux/troubles-des-conduites-alimentaires/trouble-d-%C3%A9vitement-de-restriction-de-la-consommation-alimentaire Consulté le 8 décembre 2022.

Attia, E et Walsh, B.T. (2022B). Trouble hyperphagie boulimique. https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-mentaux/troubles-des-conduites-alimentaires/trouble-hyperphagie-boulimique. Consulté le 15 décembre 2022.

Cotton, M.-A., Ball, C., & Robinson, P. (2003). Four simple questions can help screen for eating disorders. Journal of General Internal Medicine, 18(1), 53–56. https://doi.org/10.1046/j.1525-1497.2003.20374.x

Griffin, B. L., & Vogt, K. S. (2021). Drunkorexia: is it really « just » a university lifestyle choice?. Eating and weight disorders : EWD, 26(6), 2021–2031. https://doi.org/10.1007/s40519-020-01051-x

Jobin, N. (2016). Les hommes aussi souffrent de troubles alimentaires! Factulté de médecine, Université de Montréal. https://medecine.umontreal.ca/2016/06/06/hommes-souffrent-de-troubles-alimentaires/. Consulté le 15 décembre 2022.

Van Eeden, A. E., van Hoeken, D., & Hoek, H. W. (2021). Incidence, prevalence and mortality of anorexia nervosa and bulimia nervosa. Current opinion in psychiatry, 34(6), 515–524. https://doi.org/10.1097/YCO.0000000000000739